Gérard Taride, Notes interdites

Gérard Taride, Notes interdites : A gauche. No Records. 2024, 125 x 100 x 345 cm. A droite. No Keyboards. 2024, 136 x 100 x 350 cm.    Gérard Taride, Notes interdites : Gérard Taride. Contraintes harmoniques, 2024, 145 x 105 x 120 cm.   


L'exposition


Avec Notes interdites, Taride revisite ses thèmes de prédilection et nous invite à parcourir plusieurs salles où sont disposées des installations.
Chacune utilise un médium spécifique – images, sons, vidéo – en écho à la thématique de la censure musicale. Cette dernière est notamment illustrée par une installation vidéo rappelant l’exposition Musique dégénérée de 1938 organisée par le régime nazi. Hitler et Joseph Goebbels, ministre de la Propagande, qui se vantaient « d’asservir la culture aux principes fondamentaux du national-socialisme1 », avaient interdit toute musique allant à l’encontre de l’idéologie fasciste. Jazz, musique moderne et classique composée par des auteurs juifs ou communistes sont présentés dans des « cabinets des horreurs », dans le but paradoxal d’en ôter tout pouvoir idéologique. À une époque où l’art et la culture incarnent des symboles forts de liberté, tant pour les artistes que pour leurs opposants, l’œuvre de Taride interroge nos propres dérives idéologiques.

Extrait de l’article de Sélène Potier publié dans le N°110 de la revue Art Absolument.

Quand


05/07/2024 - 30/11/2024
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