Ernest Pignon-Ernest - Papiers de murs

Ernest Pignon-Ernest -  Papiers de murs : Ernest Pignon-Ernest « Pasolini assassiné - Si je reviens » Napoli / Scampia, 2015 © Ernest Pignon-Ernest / Courtesy Galerie Lelong & Co.    Ernest Pignon-Ernest -  Papiers de murs : Ernest Pignon-Ernest « Antonietta », Naples, 2001 Photographie 6 exemplaires 25,5 x 18,5 cm © Ernest Pignon-Ernest / Courtesy Galerie Lelong & Co   


L'exposition


« Mes images viennent densifier les lieux, exacerber leur potentiel poétique et réactiver le souvenir de leur histoire. » Entre remémoration et happening poétique, les dessins d’Ernest Pignon-Ernest naissent donc des passages, rues et édifices qu’ils investissent. Avec la ville pour toile de fond, son art interventionniste saisit la texture des murs, leurs couleur, espace et mémoire, pour les métamorphoser en un espace plastique. Mais si Pignon-Ernest parvient à y faire apparaître une présence, c’est qu’il s’attache à en déceler certaines figures : Rimbaud de Charleville-Mézières à Paris, Genet à Brest, Louise Lame chevauchant les épaules de Robert Desnos à Paris ou Pasolini entre Rome et Naples, mais aussi une foule d’anonymes auxquels il donne la valeur d’icônes. Antonietta est l’une d’entre eux, pour avoir passé des décennies dans une même rue de Naples. Décédée en 1995, Ernest Pignon-Ernest en a réalisé le portrait grandeur nature, puis l’a affiché dans ces lieux, suscitant l’émotion des riverains et passants par son hommage. À l’atelier Grognard, c’est à conjurer « l’amnésie généralisée » qu’appelle un vaste ensemble d’esquisses, photographies et travaux préparatoires à ses interventions dans l’espace public depuis les années 1970, mais aussi la quasi-totalité du travail d’édition d’estampes de l’artiste.


Extrait de l'article d'Emma Noyant, publié dans le N°95 de la revue Art Absolument.

Quand


20/11/2020 - 15/03/2021
 Retour     |      Haut de page